Les sucres

François-Xavier GUAY

 

 

Quand le soleil d’avril réchauffe l’atmosphère,
Et qu’à ses chauds rayons la neige ouvre les yeux ;
On entrevoit déjà que la sève légère,
Dégèle dans le bois des arbres précieux.
On prépare à l’avance
Goudrelles et chaudrons ;
Tous les seaux avec anse,
Les haches, les poêlons.


Allons à la cabane,
Qu’importe la boucane !
Allons goûter la trempette,
Et jouer de la palette.
Les toques sur la neige,
La tire aux yeux brillants,
sont les vrais sortilèges
De sorciers bienfaisants !

Y a-t-il dans la vie un jour plus agréable
Que celui tant aimé de l’homme et des enfants,
Où il nous est donné d’aller boire à l’érable,
Et déguster la tire aux reflets chatoyants ?
Il sort des grand’marmites
Une suave odeur
Montant des eaux réduites
En bulles de vapeur.

Qu’ils sont heureux, ceux qui, habitant la campagne,
Peuvent, tous les printemps, sur la neige en traîneau,
S’installer pour le sucre aux flancs de la montagne,
Des érables géants pouvoir soutirer l’eau !
Vive le bel érable
De notre beau pays !
Vive la tire aimable
Aux contours cramoisis !

 

François-Xavier GUAY

 

Photo en provenance du Web

 


 

 

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